Benoît Lazzarotto

Le rempart de Pontarlier

Champion de France de Fédérale 1 l’année dernière avec Carcassonne et natif de Pontarlier, Benoît Lazzarotto signera, en juillet, un nouveau contrat de trois ans avec son club d’adoption. Rencontre.

Un avenir dessiné très tôt

Benoît Lazzarotto, l’ailier carcassonnais (Pro D2) a été formé au CA Pontarlier. Fils de Franck (joueur en équipe première) et de Jacqueline, dirigeante de l’école de rugby, il reste très attaché à ses racines. «Je suis né à Pontarlier» rappelle le néo-languedocien. «J’ai attaqué l’école de rugby à 5-6 ans et suis resté jusqu’en cadets, en moins de 17 ans». Et alors qu’il s’apprête à avoir dix-huit ans, il va faire un choix majeur qui tracera sa carrière, lui ouvrira l’appétit et nourrira ses ambitions futures. «J’ai fait des tests au L.O.U (ndlr: Lyon Olympique Universitaire) qui se sont avérés concluants et j’ai fait deux fois deux années là-bas, en moins de 19 et en moins de 21 ans. Ensuite, Carcassonne m’a recruté et je suis devenu champion de France de Fédérale 1. En 2010-2011, je vis ma première saison en Pro D2… et le club aussi!». Tourné vers l’avenir et plein d’ambition dans sa nouvelle région, celui qui aura été le meilleur marqueur d’essais du club l’année dernière (14), n’en oublie pas pour autant le passé. «J’ai de très bons souvenirs à Pontarlier. Dès les benjamins, nous étions une bonne génération de joueurs. Je me rappelle de championnats de France minimes à Valence ou d’un tournoi international cadets à Paris en 2003».

Un joueur plein d’ambitions

Ses entraîneurs aussi l’auront marqué et lui auront permis de se faire remarquer. «En benjamins, j’ai eu l’actuel président de l’école de rugby, Michel Baverel, en minimes Gaby Guerard et en cadets Jacques Egret et Patrick Guinot. Ils m’ont appris les bases du rugby mais aussi l’humilité et le respect de l’adversaire».Ils lui auront surtout permis d’enclencher la machine à rêves. «J’ai toujours voulu être joueur professionnel» apprécie Benoît Lazzarotto avec le recul. «Et en France, le rugby, c’est le sud. Là-bas, les gens ne vivent que pour le rugby. Alors quand Carcassonne m’a appelé, je n’ai pas hésité». Pas hésité à plonger dans le grand bain et à découvrir un autre environnement et un autre public. «A domicile contre Narbonne récemment, on a eu 10000 personnes et on fait régulièrement 5 ou 6000. Mais malgré cela, à Carcassonne, je retrouve l’esprit convivial de Pontarlier. Même depuis que nous sommes professionnels, l’ambiance est la même». Et Benoît n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Il rêve d’atteindre les sommets: et dans le rugby français, le plus élevé se nomme Top 14.

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